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Formation supérieure

  • DEA d’Ergonomie du CNAM-EPHE-Le MIRAIL, Paris 1996
  • Diplôme d’Ingénieur de l’Université de Technologie de Compiègne (U.T.C) en Génie Mécanique, filière Design Industriel, Compiègne 1995

Parcours professionnel
Laurent Van Belleghem est ergonome consultant depuis 1996. Le conseil en ergonomie fournissant l’occasion d’une recherche appliquée permanente sur des situations concrètes de travail, il contribue à la diffusion des connaissances produites à ces occasions dans des contextes académiques (publications, enseignements, séminaires…). Il a été nommé enseignant associé au CNAM en octobre 2010, où il poursuit ce travail de transfert de la pratique tout en approfondissant ses thématiques de recherche.

Activités de recherche
L’intervention ergonomique est le lieu d’une réinvention permanente de la pratique, au plus près des demandes sociales des entreprises. En retour, elle peut interroger et enrichir le corps théorique et méthodologique de l’ergonomie en tant que discipline, dans une perspective de « recherche et développement ». Laurent Van Belleghem contribue à cet enjeu de construction de connaissances, notamment sur les champs suivants :

La conception de situations de travail

La conception des organisations du travail. De plus en plus, les ergonomes sont sollicités sur des projets importants et à forts enjeux stratégiques (ré-organisation, réformes institutionnelles, projets architecturaux, etc.). C’est une reconnaissance pour l’ergonomie. C’est aussi une exigence supplémentaire à savoir y répondre, dans des logiques d’intervention où l’action de transformation du travail doit se faire en interaction forte avec des décideurs aux enjeux mutiples (direction, chef de projet, RH…) et d’autres professionnels de la conception (conseil en organisation, architectes, informaticiens…). Une proposition de recherche consiste ici à dépasser le positionnement classique de l’ergonome au sein d’un processus de conception prédéterminé (process architectural ou informatique par exemple) visant la conception d’un artefact (bâtiment, logiciel…) pour, au contraire, proposer un cadre de transformation du travail plus large, centré sur la situation de travail (et donc porté par l’ergonome), au sein duquel viennent s’intégrer des compétences connexes. Ce dispositif doit pouvoir aider les acteurs à se projeter dans ce que sera l’activité future, permettant ainsi une évaluation du projet en même temps qu’une contribution à son amélioration. Un outillage méthodologique permettant la simulation du travail doit pour cela être mis en place. Ce dispositif, nécessairement participatif, doit pouvoir être étendu aux projets de conception des organisations du travail. On parle alors de simulation organisationnelle .

La prévention des risques psychosociaux

Le nombre de demandes faites à l’ergonomie aujourd’hui sur cette problématique contraste avec la faiblesse des productions théoriques et méthodologiques pour y répondre. La subjectivité au travail doit (re)devenir une priorité pour la recherche en ergonomie. Le passage par l’analyse du travail réel amène toujours à en comprendre et en mesurer la valeur, dans le double registre de l’économie de l’entreprise et de l’économie subjective des salariés. De ce point de vue, il est utile de rappeler que le « psychosocial » n’est pas un risque ! Au contraire, la dimension psychosociale, présente dans toute situation de travail et de vie, est avant tout une ressource permettant de fabriquer, de créer et d’innover. C’est lorsqu’elle est malmenée ou insuffisamment valorisée dans des pratiques de gestion quotidiennes qu’elle s’en trouve affectée, générant alors des troubles psychosociaux (côté individus) et du « trouble » dans les indicateurs de résultats (côté entreprise). Le rôle de l’ergonomie en prévention consiste avant tout à redonner de la valeur au travail et à préserver les conditions d’engagement des salariés dont celle-ci dépend. C’est un enjeu de métier et de recherche.

L’analyse de l’activité de conduite professionnelle

La mobilité professionnelle se développe en même temps que la société de service expérimente de nouvelles formes de relations de service auprès de ses clients/usagers.  Le risque routier professionnel, à l’origine de demandes d’entreprises de plus en plus nombreuses, apparaît ici comme une opportunité pour accéder à des logiques de travail qui se construisent dans des espaces non délimités par les murs de l’entreprise, au croisement de plusieurs sources de prescriptions (employeurs, acteurs territoriaux, pouvoirs publics, législateur…) . L’activité de conduite professionnelle devient ici un objet de recherche sur le Territoire et son développement économique, social et sociétal, intégrant les perspectives de développement durable.

Dans ce cadre, Laurent Van Belleghem a participé au séminaire de recherche ACAT (Activité de conduite / Activité de travail) sur la période 2004-2009, animé par François Hubault (Université Paris 1-Sorbonne) et regroupant des institutionnels (Ministère du Travail, CNAMTS, INRS, MSA) et des consultants (OMNIA, Abilis, Ergonomie et Compétences). Ce séminaire est missionné par le Comité de pilotage national pour la prévention du risque routier pour instruire la question de l’activité de conduite professionnelle considérée en tant qu’activité de travail.

Enseignements

  • ERG113 " Les ambiances physiques au travail : outils et méthodes d'évaluation "
  • ERG145 " Analyse du travail "
  • ERG220 " Ergonomie et conception : modèles et outils pour l’action "
  • ERG225 " Ergonomie et conception : dynamiques de projets "

Publications

 
 

 

Contact
Laurent VAN BELLEGHEM

Cnam - CRTD
41, rue Gay-Lussac
75005 Paris - FRANCE 
Tél.: (33) 01 44 10 78 42
Port.: (33) 06 23 48 08 33
Secrét. : (33) 01 44 10 78 07
Fax : (33) 01 44 10 79 34


 
 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mise à jour : novembre 2018